LE GOÛT DU PSCHITT ORANGE

Conte Musical tout public

Synopsis » Le Goût du Pschitt Orange est l’histoire d’un homme de 45 ans qui pénètre dans un endroit qui pourrait être un cabaret.

 

Un contrebassiste joue seul et sa mélodie évoque au visiteur ses souvenirs d’enfance, notamment sa passion pour le football, dans la droite lignée paternelle.

 

Il va alors revivre ses débuts, ses ambitions, ses déceptions mais qu’importe. Le temps d’une impro de contrebasse, il va revivre.

Distribution » Norbert > John Bodin

Contrebassiste > Léo Blumenfeld

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Contact »  John Bodin

bodinjohn@gmail.com

06 33 35 56 38

Le texte est disponible auprès de l’auteur.

NOTES D'intention

Note d'intention de l'auteur » Le Goût du Pschitt orange est une histoire de saveurs, celle du gazon tondu des terrains de foot que Norbert foule dès qu'il peut, celle de l'odeur des vestiaires à laquelle il voue une passion sans limites. Le Goût du Pschitt orange, c'est aussi les saveurs de la crème pâtissière attachée dans la casserole et c'est l'odeur de la lessive des draps qu'il respire à pleins poumons, collé à son nounours.

 

En se repenchant sur son passé, Norbert retrouve sa vitalité, celle qui l'a construit tel qu'il est aujourd'hui à 45 ans. Il voulait quitter les jupons de sa mère, il atterrit dans les chaussures de foot de son père. Il s'émancipe comme il peut de la petite madeleine de Proust pour revisiter à l'envi la Gloire de mon père, de Pagnol.

 

Dès lors, le foot va jalonner chaque jour de son enfance. Le ballon, les copains. Norbert veut jouer, Norbert veut vivre, Norbert traverse ses rêves inavoués. L'équipe de France, le Brésil. Perdu dans son corps gauche, il se révèle le ballon dans les pieds. Il court, il danse, il rêve tout haut, de plus en plus fort. Il vit.

John Bodin

Note d'intention de mise en scène » L’enfant est le père de l’homme.

 

Un homme entre sur scène en boitant il pourrait être un régisseur. Un musicien avec sa contrebasse joue. Cela pourrait se passer dans un cabaret, tous les deux sont en smoking.

 

Cet homme vient nous raconter et revivre une passion le foot, en empruntant les émotions d’un enfant et en retrouvant l’enfant que nous restons tous.

 

Lorsque John m’a proposé de l’accompagner dans son projet sur le thème de la vitalité, je n’imaginais pas que nous allions explorer ensemble les premières passions d’un petit garçon de 5 à 12 ans. 
Le foot et la relation au père, à la mère, et secondairement à la soeur qui lui pique la moitié de sa chambre.
 John a accouché d’un petit Norbert Leloup, qui dépasse par ses projets tous les rêves raisonnables, qui aime le petit gout de brulé de la crème de maman, les odeurs de lessive dans les draps, le camphre sur les jambes, le gazon fraichement coupé, les copains du vestiaire et la Samba qui rend les jambes plus légères.
 Progressivement nous avons retrouvé les moments initiatiques de ce petit garçon qui se prépare à la vie, ses plaisirs, ses séparations, ses réussites et ses échecs en rêvant de Coupe du monde, de Ferry blanc pour envahir l’Angleterre et qui s’étonne de sa proximité avec James Bond.
 Ce petit Norbert qui est le père de l’homme qu’il va devenir.

 

Pour incarner ces passages initiatiques les mots ne suffisant pas, Léo et sa contrebasse, viennent nous faire entendre des secrets et des émotions qu’aucune phrase ne peut dire.

Nordine Lahlou

Note d'intention du musicien » Après la lecture du texte sensible, à la fois très personnel et universel de John Bodin, j'ai eu envie de rencontrer l'auteur et de participer à cette aventure.  La création de la musique a émergé à partir d'improvisations. Entre musique et jeu, nous nous lançons dans des essais spontanés.

 

Musicien de formation classique et jazz, j’explore les différentes sonorités qu’offre la contrebasse. Cet instrument, aux sons chauds, graves et rassurants, permet de faire entendre une seconde voix à celle du personnage de Norbert Leloup.  Avec l’aide de Nordine Lahlou, nous avons ensuite défini précisément les interventions sonores : ambiance de chaque scène, émotions à souligner, à accompagner.

 

La contrebasse et ses intonations évoquent tour à tour un personnage qui dialogue avec l'acteur, soutiennent ou suggèrent l'action, déclenchent des sensations. La musique occupe une place à part entière. Elle complète les souvenirs du jeune Norbert.

Léo Blumenfeld