QU'EST-CE QU'ON FAIT ?

Comédie noire à partir de 12 ans

Synopsis » Dans un monde indéfini, trois colocataires s’en sortent difficilement et se serrent les coudes. Fatigués par la vie, ils ont de plus en plus de mal à supporter les discours protectionnistes et extrémistes. Un soir, le discours d’un politicien les fait flamber. 

Qu’est-ce qu’on fait face à des discours fascistes ? Il faut agir. 

Si deux d’entre eux prennent ça pour un jeu, le troisième, seul à subvenir aux besoins de cette « famille », décide de ne plus jouer et de passer à l’acte. Il est fermement décidé à tuer les crapules des temps modernes. Jusqu’où les autres suivront-ils ? Jusqu’où renieront-ils leurs convictions ?

Distribution » Arnold > John Bodin

Béatrice > Delphine Batton & Jane Off

Dimitri > Karim Haroun

Emile Dubernard et le curé > Jean Laurent Meyer

M. Desmarais > Manick Jay & Eliane Deleuze

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Contact »  John Bodin

bodinjohn@gmail.com

06 33 35 56 38

 

 

Le texte est disponible auprès de la SACD et de l’auteur.

NOTES D'intention

Note d'intention de l'auteur » Est-ce la société qui nous façonne ou nous qui façonnons la société ? Dans un monde où les repères changent tellement vite qu’on finirait par les perdre,  est-il sain de vouloir trouver soi-même des remèdes à des maux qui nous dépassent ? 

 

Les temps ont changé, les cellules familiales ont explosé et on tente d’en reconstruire avec les moyens du bord. La colocation devient la solution  quand les moyens financiers ne peuvent plus suivre. Mais avec qui collaborons-nous vraiment ? Est-on jamais sûr de bien connaître ceux avec qui on vit ? 

 

Quand on n’a plus que le choix de faire confiance, on peut finir par se tromper.  Il faut rester vigilant quand on commence à devenir dépendant. Nul n’est à l’abri  d’un endoctrinement et le mal n’est pas toujours là où on croyait qu’il était. La manipulation peut compromettre nos rêves de participation à la création d’un monde meilleur.

John Bodin

Note d'intention de mise en scène » Arnold, Béatrice, Dimitri, apparemment des colocataires. Ils vivent ensemble parce que l’état en a décidé ainsi. C’est un huis clos. L’histoire va osciller sans cesse entre le désir troublant d’anticipation et une mémoire tenace, inquiétante. Nous la situerons dans un présent absolu. Il appartiendra aux acteurs de nous introduire dans le jeu de tous les possibles  temporels du  théâtre : par glissement ou par rupture de l’un à l’autre.

 

C’était quand ? Maintenant, Avant ou Après ? Mais après quoi ? La catastrophe : c’est La Crise. Le Maintenant : des personnes mues par le même désir, le théâtre, c’est-à-dire jouer, traverser le temps, l’histoire, l’évènement. Par sa peau, glisser dans d’autres peaux, sans jamais abandonner une possible tentative d’interruption des jeux.

 

Le Avant : des personnages archétypaux de l’époque révolue du 20ème siècle, un militaire de l’époque coloniale qui revendique l’esclavage et le droit de cuissage, un curé de campagne soupçonné injustement de pédophilie, tout à sa foi, un politicien qui rêve de résoudre la crise par l’édification de camps sous surveillance et nettoyer notre société de tous les indésirables.

 

Le Après : de frustrations en frustrations, sans emploi, sans logement, sans affection, Arnold, Béatrice, Dimitri sont emprisonnés dans leur condition sociale. Impuissance intolérable. Il faut transcender un médiocre quotidien. Les évènements se précipitent, fantasmes et réalités se télescopent. Masquer. Démasquer. Et ritualiser l’impossible. La panique semble tous les emporter vers une issue fatale. Mais c’est une mascarade !

"L’assassinat est une chose …inénarrable" Jean Genet - Les Bonnes

Marie-Claire Braconneau